bienveillance

La bienveillance est encore trop souvent associée au « monde des Bisounours » et aux « bons sentiments ».

Pourtant, le mot bienveillance, qui vient du latin « bene volens », signifie simplement « une disposition d’esprit visant au bien, au bonheur de l’autre ».

Pratiquer la bienveillance au travail, comment s’y prend-on concrètement ?

Pratiquer la bienveillance au travail, c’est avant tout respecter les gens, en les valorisant pour ce qu’ils font, et c’est aussi être capable de leur dire la vérité sans complaisance, de communiquer de manière authentique en s’appuyant sur des faits et non sur des jugements, ce qui demande à la fois tact et courage. Pratiquer la bienveillance au travail, c’est être animé par la volonté d’interagir avec l’autre positivement et cela requiert de mettre de côtés les automatismes, étiquettes et autres préjugés que notre inconscient produit continuellement.

Prendre de la distance avec les idées toute faites.

Les neurosciences ont montré que la majorité de nos pensées et  de nos actes est gouvernée par notre inconscient. Il nous fait catégoriser et étiqueter les autres de manière automatique, sans bienveillance. Ce mécanisme nous permet de construire notre représentation de la réalité en économisant de la « bande passante » psychique. Le problème est qu’à partir du moment ou nous croyons systématiquement nos jugements et nos critiques nous nous construisons une perception biaisée de la réalité et nous nous éloignons de la possibilité de véritablement rencontrer l’autre, de véritablement communiquer avec lui.

Un moyen d’être dans la bienveillance, c’est donc de questionner les jugements et critiques que nous formulons spontanément sur les autres, de ne pas les considérer comme des vérités. Cela revient concrètement à ne pas laisser notre inconscient, avec ce qu’il comporte de mécanismes liés à la domination, à la peur et à la survie, gouverner notre vie.

Quels avantages avons-nous à nous comporter avec bienveillance ?

Il est dans notre intérêt de rendre heureux ceux et celles avec qui nous vivons au quotidien.

La bienveillance est une source de performance car elle permet de générer de la confiance, de la cohésion, de l’émulation, de l’esprit d’équipe. En instaurant la bienveillance, on substitue en réalité à un cercle vicieux du type « préjugés – étiquettes – jugements – méfiance – dénigrement » un cercle vertueux du type « valorisation – estime de soi – bien-être – efficacité ».

La bienveillance est un levier extrêmement puissant, accessible à chacun, et qui donne d’excellents résultats en termes de performance : la recherche a démontré que se comporter avec bienveillance améliore la neuroplasticité de notre cerveau et accroît la production d’ocytocine également appelée hormone du bonheur.

Se comporter avec bienveillance permet de devenir plus ouvert aux autres, plus épanoui et plus performant.

Un des moyens de promouvoir la bienveillance est la Communication Non Violente (CNV), définie par son concepteur Marshall B. Rosenberg, comme « Le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant ».

 

 

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