equilibre

La question du champ d’obligations pour un entrepreneur est au coeur du paradoxe de la décision de diriger.

Quand on interroge des entrepreneur : « Pourquoi un jour avez-vous voulu devenir entrepreneur, diriger ? La plupart des réponses tournent autour du désir de liberté. Liberté d’entreprendre, liberté de créer, liberté d’embarquer, liberté de ne pas être subordonné.

La liberté est au coeur même du désir d’entreprendre.

Cependant, quand on devient dirigeant, les champs de contraintes se multiplient rapidement, champs de contraintes qui s’articulent en responsabilités diverses et en obligations qui s’empilent.

Rapidement, le dirigeant se retrouve à courir ici et là, pour satisfaire aux responsabilités, pour être l’homme à la hauteur des obligations. A ce moment là c’est un homme en danger car la liberté que le mouvait initialement est en train de se mourir.

Une questions essentielle se pose alors : « Suis-je là pour satisfaire aux obligations du dehors ou déciderais-je de répondre aux nécessités du dedans? » Cette articulation n’est pas binaire, c’est pas l’un ou l’autre. Plus il sait ce qui le motive au fond, plus il se connait en tant qu’homme, plus il sait qui il est, ce qui l’habite, mieux il saura faire face à aux champs de responsabilités, non pas en se sentant contraint mais animé par une nécessité intérieure.

Organiser et ordonner.

Il y a sur la tête de l’entrepreneur une injonction à réussir. La plupart du temps, on repense la complexité en l’organisant, c’est utile, mais la complexité face à laquelle nous sommes actuellement, ne réclame pas simplement une efficacité d’outils qui organisent, mais aussi une sagesse capable d’ordonner. Or on organise de l’extérieur et on ordonne de l’intérieur.

Un des grands enjeux de l’entrepreneur c’est d’avoir la maîtrise des outils qui vont lui permettre d’organiser du dehors, associée aux éléments de compréhension, au référentiel, à la sagesse nécessaire pour être en capacité d’ordonner du dedans.

Garder l’équilibre entre le nécessaire, l’important et l’essentiel.

L’entrepreneur  recherche en permanence l’équilibre entre ce qui est nécessaire, ce qui est important et ce qui est essentiel à la vie de l’entreprise. Ce qui est nécessaire, ce sont les moyens, le temps, l’argent, les ressources. Ce qui est important, c’est ce qui va survenir au quotidien, dicté par l’urgence. Au quotidien pour préserver ce qui est nécessaire, l’entrepreneur va devoir répondre à ce qui est important. Le risque est alors d’être happé par l’important et de perdre de vue ce qui lui est essentiel.

Etonnamment, si un dirigeant ne prends pas soin de ce qui lui est essentiel, dans un premier temps il ne se passera rien, parce qu’il continuera de répondre aux sollicitations extérieures. Mais avec le temps, l’énergie initiale qui l’avais amené à l’entrepreneuriat, risque de s’étioler.

Afin de maintenir cette énergie vivante, il est fondamental que l’entrepreneur prenne soin de ce qui lui est essentiel. Personne ne le fera à sa place. Un dirigeant qui est de plein pied dans ce qui lui est essentiel est fort, parce que cette conscience le rend vivant.

Se faire accompagner par un professionnel est une démarche qui permet de répondre à ce défi.

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